Le gouvernement belge confirme une augmentation des amendes routières et pénales, tandis que Touring s’interroge sur l’impact réel de ces mesures sur la sécurité routière.
Le montant des amendes routières augmentera prochainement de 10 %, tandis que les sanctions pénales connaîtront une hausse de 25 %. L’information, révélée vendredi par Sudinfo, a été confirmée par le cabinet de la ministre de la Justice, Annelies Verlinden. Ces mesures s’inscrivent dans l’accord budgétaire conclu par le gouvernement De Wever il y a près de deux semaines.
Selon la ministre, l’ensemble des ajustements — dont l’augmentation des amendes pénales et forfaitaires — permettra de dégager quelque 50 millions d’euros par an, destinés à être réinvestis dans la Justice. Le cabinet précise que la hausse de 10 % concerne les amendes forfaitaires infligées par la police pour les infractions routières, un domaine relevant de la compétence du ministre de la Mobilité.
Les amendes pénales connaîtront, quant à elles, une augmentation plus marquée. Le coefficient légal appliqué actuellement, fixé à 8, passera bientôt à 10. Ces sanctions, prononcées par un juge, concernent aussi bien les infractions routières traitées par le tribunal de police que l’ensemble des dossiers pénaux.
La date d’entrée en vigueur de ces changements n’a pas encore été fixée. Les nouvelles mesures devraient être intégrées à la prochaine loi-programme, qui traduira les décisions budgétaires en dispositions concrètes.
Du côté des usagers de la route, les réactions ne tardent pas. L’association Touring se dit peu étonnée que « les automobilistes, motocyclistes et chauffeurs poids lourds soient à nouveau ciblés ». Elle rappelle que, selon l’ACEA — l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles —, la possession et l’utilisation des véhicules motorisés rapportent déjà plus de 20 milliards d’euros par an à l’État belge. Touring exprime également des doutes quant à l’impact réel de ces hausses sur l’amélioration de la sécurité routière.

