La CP 200 en première ligne avec une augmentation automatique des salaires, tandis que les secteurs public et de la santé suivront selon leurs règles propres.
Plus d’un demi-million de travailleurs verront leur salaire augmenter de 2,21 % au 1er janvier 2026, selon les estimations des secrétariats sociaux SD Worx et Acerta. Cette indexation figure parmi les quatre plus fortes hausses des douze dernières années, même si elle reste inférieure à celle de janvier 2025 (+3,58 %).
La mesure concerne principalement les employés relevant de la commission paritaire 200 (CP 200), soit plus de 500.000 salariés répartis dans une trentaine de secteurs. Parmi eux : le commerce automobile, le béton et le bâtiment, les centres d’appels, la consultance, le graphisme, les garages, le commerce de gros, les agences de publicité et de voyage, les bureaux d’études, l’intérim ainsi que les sociétés informatiques.
SD Worx précise que l’indexation dite « des centimes », qui s’applique aux salaires bruts supérieurs à 4.000 euros, ne sera pas mise en œuvre en janvier 2026. Le gouvernement travaille encore à la finalisation de ses modalités.
Des différences selon les secteurs
Les hausses salariales varieront selon les secteurs. La logistique et le commerce alimentaire devraient bénéficier de taux proches de celui de la CP 200. À l’inverse, le commerce de détail et le secteur textile appliqueront des indexations plus modestes.
Du côté du secteur public, les salaires des fonctionnaires seront indexés en mars 2026, après le dépassement de l’indice-pivot. Les 290.000 travailleurs de la CP 330 (secteur de la santé) bénéficieront quant à eux d’une indexation dès janvier, conformément à la règle du premier mois suivant le dépassement.
Depuis 2022, l’indexation cumulée atteint 22 % pour la CP 200. Ces augmentations résultent exclusivement du mécanisme d’indexation automatique et s’ajoutent aux éventuelles hausses salariales négociées au niveau sectoriel.

