La Wallonie envisage de réduire la vitesse sur certaines routes : ce qui pourrait changer
La Wallonie s’apprête peut-être à revoir à la baisse les limitations de vitesse sur une partie de son réseau routier. L’idée, actuellement à l’étude, s’inscrit dans une réflexion plus large sur la sécurité routière, la réduction des accidents graves et l’impact environnemental du trafic automobile.
Pourquoi cette mesure ?
Selon plusieurs sources au sein du gouvernement wallon, la réduction de la vitesse serait principalement motivée par trois objectifs :
- Diminuer le nombre d’accidents graves, notamment sur les routes régionales où la vitesse excessive demeure un facteur récurrent.
- Améliorer la qualité de l’air et réduire les émissions de CO₂, la vitesse ayant un impact direct sur la consommation de carburant.
- Rendre les routes plus cohérentes avec les zones habitées et les axes fréquentés par des cyclistes ou piétons.
Les autorités régionales expliquent qu’une vitesse plus faible permettrait d’harmoniser les comportements sur la route et de limiter les écarts entre conducteurs prudents et conducteurs plus rapides.
Quelles routes seraient concernées ?
Si rien n’est officiel pour l’instant, plusieurs pistes sont évoquées :
- Une réduction de 90 km/h à 70 km/h sur certains tronçons jugés accidentogènes.
- L’abaissement de la vitesse près des zones résidentielles, écoles ou zones commerciales.
- Une harmonisation de la vitesse sur les routes où l’état du revêtement ou la configuration ne permettent pas une conduite sécurisée à 90 km/h.
Il n’est cependant pas question, à ce stade, de toucher aux autoroutes, où la limitation resterait de 120 km/h.
Des réactions déjà contrastées
Comme attendu, la mesure fait déjà débat.
Les défenseurs du projet mettent en avant une potentielle baisse significative des accidents, argument souvent confirmé par les études menées dans d’autres pays européens. Ils soulignent également les bénéfices environnementaux et l’amélioration de la qualité de vie pour les habitants vivant à proximité d’axes fréquentés.
De l’autre côté, certains automobilistes et associations dénoncent une mesure « punitive », qui risquerait d’allonger les temps de trajet et de créer davantage de frustration sur la route. Certains estiment également que l’amélioration de l’infrastructure routière devrait être la priorité avant toute baisse de vitesse.
Décision attendue dans les prochains mois
Le gouvernement wallon n’a pas encore tranché définitivement. Des analyses supplémentaires doivent être menées, notamment sur l’impact chiffré de cette mesure et sur les tronçons concernés. Une décision officielle pourrait être prise dans les mois à venir, après consultation des communes et des experts en mobilité.

