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mercredi 9 septembre 2026 · 05:53 · Bruxelles Le Média Du Peuple

Un bombardier américain B-52 a survolé la Belgique à deux reprises

Un bombardier stratégique américain B-52 a survolé la Belgique à deux reprises cette semaine dans le cadre d’un exercice militaire. Selon les données de FlightRadar24, l’appareil est notamment passé au-dessus du quartier général militaire de l’OTAN à Mons, avant de poursuivre sa route vers la mer du Nord, le Danemark et les pays baltes.

Un bombardier américain B-52 a survolé la Belgique à deux reprises

Un bombardier stratégique américain B-52 a survolé la Belgique à deux reprises cette semaine dans le cadre d’un exercice militaire. Selon les données de FlightRadar24, l’appareil est notamment passé au-dessus du quartier général militaire de l’OTAN à Mons, avant de poursuivre sa route vers la mer du Nord, le Danemark et les pays baltes.

Un bombardier américain B-52 a survolé la Belgique à deux reprises

Arrivé il y a une semaine sur la base espagnole de Morón, le B-52 participe à l’opération « Bomber Task Force Europe 26-1 », un exercice mené par l’US Air Force visant principalement à renforcer la posture de dissuasion sur le flanc est de l’OTAN.

L’appareil a effectué plusieurs manœuvres en Suède et en Finlande, escorté par des F-18 finlandais, et s’est rapproché de l’espace aérien russe. Surnommé BUFF (« Big, Ugly, Fat Fellow ») ou encore « doomsday bomber », le B-52 est un bombardier emblématique capable d’emporter des armes nucléaires. Celui qui a survolé la Belgique était toutefois équipé pour des missions strictement conventionnelles.

« Si la Guerre froide avait dégénéré, les B-52 auraient joué un rôle destructeur contre l’Union soviétique », rappelle l’ancien colonel Roger Housen, interrogé par De Morgen. Il souligne l’endurance exceptionnelle de l’appareil et sa capacité à transporter une charge de bombes très importante. Des conflits au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, les États-Unis ont régulièrement fait appel à ce bombardier.

Alors que Washington met fin à un programme de sécurité destiné à aider plusieurs armées européennes à se prémunir d’une éventuelle attaque russe, cela ne signifie pas pour autant un désengagement américain du continent. La présence du B-52 en Europe en serait une démonstration. Selon l’expert en défense Alexander Mattelaer (VUB), les États-Unis réduiront probablement le nombre de troupes stationnées en Europe, mais renforceront les capacités où les Européens restent dépendants, notamment en matière de dissuasion nucléaire.

D’un point de vue stratégique, envoyer des B-52 en Europe coûte moins cher aux États-Unis et génère un effet dissuasif plus important que déployer massivement des forces terrestres.

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