578 M€ d’amendes routières en 2024 : une manne qui ne va pas tous à la sécurité !

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578 M€ d’amendes routières en 2024 !

En 2024, les automobilistes belges ont payé près de 578 millions d’euros d’amendes routières, mais une part significative de ces recettes finance les budgets généraux, relançant le débat sur leur réinvestissement dans la sécurité routière.

En 2024, près de 7,5 à 9,2 millions d’infractions ont été enregistrées sur les routes belges, générant environ 578 millions d’euros d’amendes payées par les automobilistes. Une somme historique qui alimente chaque année les caisses des pouvoirs publics mais dont une part importante n’est pas directement réinvestie dans la sécurité routière, selon des données issues de questions parlementaires et de rapports officiels.

Le gouvernement fédéral belge a mis de côté environ 60 millions €, qui viennent alimenter le budget général de l’État, tandis que la Région Wallonne a réservé près de 57 millions € au budget régional, sans affectation exclusive à la sécurité routière. Ce constat soulève des interrogations dans la société civile et chez plusieurs parlementaires, qui jugent que les amendes devraient avant tout servir à rendre les routes plus sûres.

📈 Une hausse continue des infractions

Les chiffres officiels montrent une augmentation significative des infractions routières : en 2024, le nombre d’infractions a grimpé de plusieurs centaines de milliers par rapport à 2023, en grande partie à cause de contrôles plus nombreux et d’un usage intensif des radars automatiques.

Les excès de vitesse représentent la majorité des infractions recensées, souvent détectés par des dispositifs automatiques installés sur les axes routiers. Le gouvernement fédéral a d’ailleurs élargi la capacité de traitement des amendes, permettant de gérer jusqu’à 9 millions de contraventions annuelles grâce à une augmentation du personnel affecté au traitement des infractions.

🛣️ Où va l’argent des amendes ?

Contrairement à l’idée populaire, tout l’argent perçu n’est pas dédié à la sécurité routière :

  • Une partie alimente les budgets fédéraux et régionaux pour des dépenses générales.
  • Une autre est versée à des fonds spécifiques (comme le FISIR en Wallonie) pour des équipements de sécurité, des campagnes de prévention, ou l’achat de radars et dispositifs de contrôle.
  • Certaines régions n’ont pas d’affectation automatique des recettes d’amendes, ce qui signifie que ces fonds peuvent être redirigés vers d’autres priorités budgétaires.

En Wallonie, par exemple, les 57 millions € mis de côté ne sont pas intégralement utilisés pour la sécurité routière : une partie est consacrée à l’entretien des routes et d’autres missions régionales, tandis que le solde va vers des actions liées à la mobilité et à la prévention.

🚨 Critiques et réactions

Plusieurs députés et associations de sécurité routière estiment que la politique actuelle manque de transparence et que les recettes devraient être fléchées prioritairement vers des actions concrètes de réduction des accidents (signalisation, campagnes de sensibilisation, équipements de contrôle, infrastructures plus sûres).

D’autres observateurs soulignent que l’augmentation des amendes (qui augmente aussi les recettes) s’accompagne d’une intensification des contrôles, ce qui peut être perçu comme davantage une stratégie de rentabilité que de prévention.

🧭 L’enjeu pour l’avenir

Alors que la Belgique s’est engagée dans des programmes nationaux de sécurité routière (Vision Zero), visant à réduire le nombre de tués et de blessés graves sur les routes d’ici 2050, le débat sur l’utilisation des recettes d’amendes reste ouvert. Les associations de la société civile demandent une meilleure transparence budgétaire et un lien plus direct entre sanctions et prévention des comportements dangereux.

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