L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) vérifie si un donneur de sperme originaire de la région de Groningue, aux Pays-Bas, a également fait naître des enfants en Belgique. Les premières informations relayées samedi évoquent six enfants ou familles belges potentiellement concernés, mais ce point doit encore être confirmé.
Une affaire révélée aux Pays-Bas
L’affaire a été révélée aux Pays-Bas par le programme d’information Nieuwsuur. La fondation néerlandaise Stichting Donorkind indique être en contact avec un groupe de mères dont les enfants auraient le même géniteur.
Selon les éléments disponibles, l’homme aurait contribué à la naissance de 121 enfants. Ses dons auraient eu lieu sur une période d’environ quinze ans, via des cliniques, mais aussi au moyen de contacts privés sur internet. Les informations publiées laissent entendre qu’il aurait dissimulé à certaines mères le nombre d’enfants déjà nés de ses dons.
L’AFMPS vérifie les éventuels cas belges
L’AFMPS cherche désormais à établir si le donneur a fourni du sperme dans des centres belges de fertilité ou s’il est passé par le circuit informel. L’agence demande des renseignements officiels aux autorités néerlandaises.
À ce stade, les six cas évoqués en Belgique ne sont pas encore confirmés officiellement. L’enquête devra préciser le nombre de familles concernées, les canaux utilisés et l’éventuelle implication de centres de fertilité belges.
Une question sensible en Belgique
Le dossier survient dans un contexte où le contrôle des dons de sperme est déjà sous surveillance en Belgique. La loi prévoit qu’un même donneur ne peut pas conduire à la naissance d’enfants chez plus de six femmes différentes.
Depuis janvier 2024, les centres belges doivent enregistrer les données des donneurs et des receveuses dans le registre central Fertidata, créé pour renforcer le contrôle de cette limite. L’objectif est notamment d’éviter que les enfants issus d’un même donneur ne découvrent trop tard l’existence d’un grand nombre de demi-frères et demi-sœurs.
Les autorités belges n’ont, pour l’heure, communiqué ni nombre définitif ni identité de centres potentiellement concernés.
Sources
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