Le procureur du roi de Bruxelles, Julien Moinil, a demandé aux 19 communes de la Région d’envisager l’interdiction des trottinettes électriques en libre-service. Ces engins auraient été utilisés à plusieurs reprises ces derniers mois dans le cadre de fusillades ainsi que pour des activités liées au trafic de drogues.
Plusieurs grandes métropoles ont déjà choisi d’interdire les trottinettes électriques en libre-service, dont Paris. Bruxelles pourrait désormais suivre la même voie.
Le procureur du roi, Julien Moinil, a en effet demandé aux 19 communes bruxelloises d’examiner la possibilité de bannir ces engins de l’ensemble du territoire régional. Selon lui, les trottinettes partagées ont été régulièrement utilisées ces derniers mois lors de fusillades et dans des activités liées au trafic de drogues.
« Le procureur nous a signalé – et nous l’avons également constaté sur le terrain – que ces trottinettes ont servi à plusieurs reprises lors des fusillades survenues ces derniers mois », explique le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS). « Certains individus bloquaient le guidon avec leur ventre et parvenaient à tirer à l’arme automatique tout en roulant, le tout dans un anonymat presque total. »
Les communes et la Région doivent désormais examiner les implications juridiques d’une telle interdiction. Pour les trottinettes privées, une autre piste est évoquée : les soumettre à une obligation d’immatriculation afin de pouvoir identifier les utilisateurs en cas de problème.
Les vélos en libre-service, eux, ne seraient pas concernés. « Nous n’avons rien contre la mobilité douce en général. L’objectif est d’aboutir à un texte et à un accord autour du nouvel an », conclut Jean Spinette.

