Un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les voyages européens vers les États-Unis chutent, freinés par des craintes sécuritaires et un climat politique tendu.
Cela fait désormais un an que Donald Trump a retrouvé la Maison Blanche, et les conséquences de son retour au pouvoir se font sentir bien au-delà des frontières américaines. Parmi les effets les plus visibles : une baisse significative du nombre de voyageurs européens vers les États-Unis. Le pays de l’Oncle Sam attire nettement moins qu’auparavant.
Des aéroports plus calmes vers les États-Unis
À l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, le constat est frappant. Les comptoirs d’enregistrement pour les vols à destination des États-Unis affichent une affluence inhabituelle. Depuis la réélection de Donald Trump, de nombreux Européens semblent délaisser la destination américaine, par inquiétude ou par désaccord politique.
Pour certains voyageurs, la crainte de contrôles d’identité renforcés est déterminante. C’est le cas de Naïm, qui hésite désormais à se rendre aux États-Unis.
« Je pense que rien que mon nom pourrait poser problème à mon arrivée. Et puis, les valeurs défendues par Donald Trump ne correspondent pas aux miennes », explique-t-il.
Une baisse confirmée par les chiffres officiels
Selon les données du ministère américain du Commerce international, le nombre de voyageurs belges vers les États-Unis a diminué de 8 % depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Une tendance qui illustre un malaise plus large chez les touristes européens.
Des avis partagés chez les expatriés belges
Du côté des Belges installés aux États-Unis, les réactions divergent. Béatrice, expatriée depuis plusieurs années, peine à comprendre cette désaffection.
« Je ne comprends pas cette réaction. Donald Trump fait un excellent travail », estime-t-elle.
Un point de vue que nuance Thomas, également installé outre-Atlantique :
« Les politiques sont temporaires, mais le pays est incroyable. Il y a tant de choses à découvrir. C’est dommage de renoncer à voyager uniquement à cause d’un président », souligne-t-il.
Sécurité renforcée et nouvelles mesures dissuasives
Malgré ces avis contrastés, le durcissement des contrôles aux frontières constitue un facteur clé de découragement. À cela s’ajoutent des taxes supplémentaires imposées aux étrangers pour certaines activités, rendant le séjour plus contraignant et plus coûteux.
Enfin, selon le SPF Affaires étrangères, les autorités américaines pourraient désormais exiger l’accès aux réseaux sociaux des voyageurs souhaitant entrer sur le territoire. Une mesure qui alimente encore davantage les inquiétudes et renforce la méfiance des touristes européens.

