Lors du Sommet européen de l’industrie à Anvers, le Premier ministre belge Bart De Wever a dénoncé une situation « dramatique » et appelé l’Union européenne à recentrer ses priorités sur la compétitivité.
L’industrie européenne traverse une crise profonde, aggravée par des prix de l’énergie élevés et une réglementation jugée trop lourde. C’est le constat alarmant dressé par le Premier ministre belge Bart De Wever lors de son discours de clôture du Sommet européen de l’industrie, organisé mercredi à Anvers.
Devant les acteurs du secteur, le chef du gouvernement fédéral a évoqué une situation « tout simplement dramatique » dans plusieurs pays clés de l’Union européenne, notamment la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France.
« Nous sommes au bord d’une crise existentielle », a-t-il averti, pointant du doigt la pression croissante qui pèse sur la compétitivité industrielle européenne.
⚡ Prix de l’énergie et réglementation sous le feu des critiques
Bart De Wever a insisté sur deux facteurs majeurs fragilisant l’industrie :
- des coûts énergétiques élevés,
- une réglementation européenne excessive.
Selon lui, ces éléments compromettent la capacité des entreprises européennes à rivaliser avec les grandes puissances économiques mondiales.
🇪🇺 Un tournant pour l’Union européenne ?
Malgré ce constat préoccupant, le Premier ministre estime qu’un « momentum » est en train d’émerger, en référence au sommet informel des dirigeants européens organisé à Alden Biesen (Limbourg).
Pour Bart De Wever, l’Union européenne doit impérativement redéfinir ses priorités stratégiques. « L’Europe doit cesser de vouloir tout faire, partout et tout le temps », a-t-il déclaré.
Il plaide pour un recentrage autour de trois axes fondamentaux :
- Innovation
- Productivité
- Compétitivité
Sans cette réorientation, avertit-il, « la décarbonation de l’Europe deviendra synonyme de sa désindustrialisation, puis de sa pauvreté et de sa perte de pertinence sur la scène mondiale ».
🌍 L’industrie au cœur de l’avenir européen
Pour le Premier ministre belge, l’enjeu dépasse le seul cadre économique. « Si l’Europe veut compter dans le monde, notre industrie doit d’abord compter pour l’Europe », a-t-il conclu, appelant à une stratégie industrielle plus ambitieuse et pragmatique.

