Face à la multiplication des tentatives de fraude, les centres d’examen introduisent l’identification numérique obligatoire et un nouveau système de questions aléatoires afin de sécuriser davantage les examens du permis de conduire.
Les centres d’examen du permis de conduire renforcent leurs dispositifs afin de limiter les fraudes et les abus observés lors des épreuves théoriques et pratiques. Plusieurs nouvelles mesures seront progressivement mises en place, notamment au niveau de l’inscription et du déroulement des examens.
Désormais, la réservation d’un examen devra se faire exclusivement via l’application d’identification numérique Itsme. Cette procédure vise à garantir que la personne qui s’inscrit à l’examen est bien celle qui se présentera le jour de l’épreuve. Selon Goca Vlaanderen, l’organisation regroupant les centres d’examen et de contrôle technique en Flandre, près de la moitié des centres utilisent déjà entièrement ce système.
« Grâce à l’identification numérique, nous pouvons vérifier avec certitude l’identité du candidat », explique Steven Raes, responsable des permis de conduire au sein de l’organisation. L’objectif est notamment d’éviter les cas d’usurpation d’identité, une fraude régulièrement constatée ces dernières années.
Un examen théorique profondément modifié
Le contenu même de l’examen théorique évolue également. Afin de limiter la mémorisation des questionnaires circulant illégalement, la base de données de questions a été considérablement élargie.
Alors qu’elle comptait auparavant entre 600 et 700 questions, elle en rassemble désormais environ 1.700. Les examens ne reposent plus sur des séries fixes : chaque test est généré de manière aléatoire, avec des questions et des propositions de réponses différentes à chaque session.
Cette méthode rend beaucoup plus difficile la préparation basée sur des questionnaires connus à l’avance et réduit les possibilités de tricherie.
Jusqu’à seize tentatives de fraude par jour
Ces mesures répondent à une hausse préoccupante des abus. L’été dernier, les centres d’examen flamands ont indiqué détecter en moyenne seize tentatives de fraude quotidiennes, allant de la substitution de candidat à la manipulation des examens théoriques.
La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), soutient ces initiatives depuis plusieurs mois. Elle estime que ces changements permettront de diminuer significativement les pratiques frauduleuses et de renforcer la crédibilité du permis de conduire.

