Une situation surprenante a été signalée ce mercredi dans plusieurs stations-service belges. À Hannut, un automobiliste affirme avoir payé son diesel plus de 3,50 euros le litre, un prix inhabituellement élevé qui a provoqué l’incompréhension des clients présents sur place.
Une facture salée pour un plein partiel
Jeff, un conducteur belge, s’est rendu dans une station-service Esso à Hannut pour faire le plein. En arrivant à la pompe, il découvre un prix qui le laisse sans voix : 3,56 euros le litre de diesel.
Certaines personnes présentes lui auraient conseillé de repartir pour chercher une station moins chère. Mais avec un réservoir presque vide, il n’avait pas vraiment d’alternative.
« On m’a dit de faire demi-tour parce que le diesel était à 3,56 euros. Mais je n’avais plus assez de carburant pour aller ailleurs », explique-t-il.
Il décide alors de mettre 50 euros de diesel, ce qui ne lui permet d’obtenir qu’environ 14 litres de carburant.
Des clients surpris et des explications absentes
Selon Jeff, l’ambiance autour des pompes était particulièrement tendue. Plusieurs clients semblaient tout aussi étonnés par le prix affiché.
« Tout le monde autour de moi était choqué », raconte-t-il.
Les employés de la station-service n’auraient pas été en mesure d’expliquer l’origine de cette hausse spectaculaire.
Une hausse générale des prix du carburant
Ce témoignage intervient dans un contexte où le prix du carburant augmente déjà en Belgique. La Direction générale Énergie du SPF Économie a annoncé que le prix maximum du diesel grimpera à 1,923 euro le litre dès jeudi, soit une augmentation de 14,4 centimes.
Pour un plein de 60 litres, cela représente un coût supplémentaire d’environ 8,64 euros pour les automobilistes.
Cette hausse est notamment liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui influencent les marchés énergétiques.
Un bug informatique suspecté
Cependant, un prix dépassant les 3,50 euros le litre reste totalement anormal dans le contexte actuel.
Dans l’après-midi, plusieurs lecteurs ont signalé des prix similaires dans d’autres stations situées notamment à Kraainem et Uccle.
Selon certains témoignages, il pourrait s’agir d’un bug informatique affectant l’affichage ou la tarification des pompes, plutôt que d’une véritable flambée des prix.
La station-service concernée n’a pour l’instant pas souhaité commenter ces informations.
