À partir du 1er mai prochain, les automobilistes devront disposer d’une vignette numérique pour pouvoir circuler sur les autoroutes et les routes régionales belges.
Cette mesure, évoquée depuis de nombreuses années, concernera tous les véhicules dont le poids ne dépasse pas 3,5 tonnes. Elle s’appliquera aussi bien aux véhicules immatriculés en Belgique qu’aux véhicules étrangers.
Un coût annuel compris entre 90 et 125 euros
Plusieurs formules devraient être proposées aux conducteurs. Il sera possible d’acheter une vignette valable pendant une journée, dix jours, deux mois ou une année entière.
Le prix de la vignette annuelle devrait varier entre 90 et 125 euros, en fonction des émissions de CO2 du véhicule. Les voitures les plus polluantes pourraient donc être soumises au tarif le plus élevé.
Le protocole d’accord conclu entre les différentes Régions doit encore être validé ce vendredi par le gouvernement flamand. Cette décision s’inscrit dans un projet plus large de réforme de la fiscalité automobile.
Une opération annoncée comme neutre pour les Belges
L’objectif principal de cette vignette est de faire participer les automobilistes étrangers au financement et à l’entretien du réseau routier belge.
Les autorités régionales affirment toutefois que la réforme ne devrait pas entraîner de coût supplémentaire pour les conducteurs belges. Le prix de la vignette pourrait être compensé par une réduction d’autres taxes automobiles déjà existantes.
Les modalités précises de cette compensation restent cependant encore à définir. Les automobilistes devront donc attendre les décisions finales des Régions pour savoir comment cette neutralité fiscale sera appliquée concrètement.
Plusieurs centaines de millions d’euros de recettes
La nouvelle vignette pourrait rapporter plusieurs centaines de millions d’euros chaque année aux pouvoirs publics.
La répartition de ces recettes entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles doit encore faire l’objet de négociations. Aucun montant officiel n’a pour le moment été communiqué pour chaque Région.
Le gouvernement flamand a néanmoins déjà prévu une recette de 130 millions d’euros dans son budget.
Un projet évoqué depuis vingt ans
L’idée d’une vignette routière belge n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été proposée par la Wallonie il y a environ vingt ans, mais le projet avait été rejeté à l’époque par la Flandre.
La proposition est revenue régulièrement dans le débat politique au cours des dernières années. Sa mise en œuvre avait notamment été retardée par l’absence prolongée d’un gouvernement disposant d’une majorité en Région bruxelloise.
La formation du gouvernement Dilliès aurait finalement permis de relancer les discussions entre les trois Régions.
Si le calendrier annoncé est respecté, la vignette numérique deviendra donc obligatoire à partir du 1er mai prochain. Les conducteurs devront toutefois attendre la publication des règles définitives pour connaître les tarifs exacts, les moyens de paiement, les contrôles prévus et les éventuelles compensations fiscales.
