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vendredi 11 septembre 2026 · 14:31 · Bruxelles Le Média Du Peuple

Bons d’État de septembre 2026 : ce qu’il faut savoir

Bons d’État de septembre 2026 : taux de 2,75 % à un an et 3,70 % à dix ans, dates et fiscalité de cette émission belge.

Billets en euros, certificat financier et ruban belge pour illustrer les bons d’État de septembre 2026
Image d’illustration

Les bons d’État de septembre 2026 ont été émis le 4 septembre. L’Agence fédérale de la Dette a proposé aux particuliers deux échéances : un an à un taux brut annuel de 2,75 % et dix ans à 3,70 %. Après précompte mobilier de 30 %, les taux nets annoncés sont respectivement de 1,925 % et 2,59 %.

Les souscriptions se sont déroulées du 26 août au 3 septembre selon le canal choisi. Pour le suivi de l’ouverture des souscriptions, consultez aussi notre article consacré à la période de souscription.

Bons d’État septembre 2026 : deux durées proposées

Dans son communiqué officiel publié le 10 août 2026, l’Agence fédérale de la Dette annonce deux titres :

  • un bon d’État à un an, courant du 4 septembre 2026 au 4 septembre 2027, avec le code ISIN BE3871314444 ;
  • un bon d’État à dix ans, courant du 4 septembre 2026 au 4 septembre 2036, avec le code ISIN BE3871315458.

Le choix entre ces deux maturités répond à des besoins très différents. La durée d’un an limite l’immobilisation de l’épargne et permet de récupérer le capital plus rapidement. La durée de dix ans engage les fonds beaucoup plus longtemps et expose davantage l’investisseur aux variations des taux et de l’inflation s’il souhaite vendre avant l’échéance.

Les coupons ont été annoncés le 24 août : 2,75 % brut pour un an et 3,70 % brut pour dix ans. La comparaison avec un compte d’épargne, un compte à terme ou une autre obligation doit néanmoins tenir compte du rendement net, de la durée et des frais éventuels.

Quelles sont les dates de souscription ?

La période de souscription a débuté le mercredi 26 août 2026. Les délais étaient les suivants selon le canal choisi :

  • via les établissements financiers placeurs, la souscription était ouverte jusqu’au jeudi 3 septembre 2026 inclus ;
  • via le service des Grands-Livres, elle prenait fin le mercredi 2 septembre 2026 inclus, avec réception des fonds au plus tard le 3 septembre.

L’Agence précise dans sa documentation consacrée aux bons d’État que le coupon est identique, que la souscription soit réalisée auprès d’une banque participante ou directement auprès du service des Grands-Livres. Les coûts peuvent en revanche varier. La souscription via les Grands-Livres est annoncée sans frais, tandis que chaque établissement financier applique ses propres tarifs.

Pour accéder au service public, l’investisseur doit passer par le site officiel des bons d’État et s’identifier notamment avec itsme ou une carte d’identité électronique. L’Agence recommande de vérifier à l’avance les limites de paiement ou de virement auprès de sa banque, surtout pour un montant important.

Fiscalité et frais : calculer le rendement net

Les intérêts sont soumis à un précompte mobilier de 30 %. Les taux bruts annoncés — 2,75 % à un an et 3,70 % à dix ans — correspondent ainsi à des taux nets de 1,925 % et 2,59 % selon la fiche produit officielle.

Aucune taxe sur les opérations de Bourse n’est due pendant la période de souscription ni lors du remboursement final à l’échéance. Une transaction sur le marché secondaire effectuée en Belgique peut en revanche être soumise à une taxe de 0,12 %, dans les limites prévues par la réglementation. D’autres règles, notamment la taxe annuelle sur les comptes-titres, ne concernent que certaines situations patrimoniales.

Pour évaluer l’offre, il faudra donc comparer les rendements après impôts et après frais. Cette précaution est d’autant plus importante dans un contexte où l’inflation en Belgique est repartie à la hausse sous l’effet de l’énergie. Un rendement nominal positif ne garantit pas automatiquement un gain de pouvoir d’achat.

Le capital est-il garanti comme sur un compte d’épargne ?

Un bon d’État est une créance directe sur l’État belge. L’Agence fédérale de la Dette précise qu’il ne relève pas du système de garantie des dépôts applicable à certains avoirs bancaires. L’investisseur prête directement à l’État, qui doit verser les intérêts prévus et rembourser le capital à l’échéance.

Il est possible de vendre un bon d’État avant son terme grâce au marché secondaire, mais le prix de vente peut être inférieur ou supérieur au montant investi. Une hausse des taux d’intérêt après l’émission peut notamment rendre un ancien titre moins attractif et peser sur sa valeur de marché. Garder le titre jusqu’à l’échéance évite cette incertitude liée au prix de revente, sous réserve du risque de crédit de l’émetteur.

Quels points comparer ?

Pour comparer cette émission avec d’autres placements, quatre éléments méritent une attention particulière :

  1. le rendement net après le précompte mobilier de 30 % ;
  2. les frais éventuellement facturés par l’intermédiaire financier ;
  3. la durée pendant laquelle l’épargne peut rester immobilisée ;
  4. le rendement proposé par les comptes d’épargne, dépôts à terme et autres obligations de durée comparable.

La situation financière de l’émetteur fait également partie du contexte. Le dernier relevé officiel montrait que la dette fédérale belge approchait 575 milliards d’euros à la fin juillet 2026. Cela ne détermine pas à lui seul l’intérêt de l’émission, mais rappelle qu’un bon d’État est un instrument de financement public et non un simple produit d’épargne bancaire.

Le calendrier à retenir

Les coupons ont été annoncés le 24 août, la souscription s’est ouverte le 26 août et l’émission a eu lieu le 4 septembre 2026. Les taux définitifs étaient de 2,75 % brut à un an et de 3,70 % brut à dix ans.

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