Les bons d’État septembre 2026 seront émis le 4 septembre. L’Agence fédérale de la Dette proposera aux investisseurs particuliers deux échéances, l’une à un an et l’autre à dix ans. Les taux d’intérêt ne sont pas encore connus : les coupons seront fixés le lundi 24 août 2026, deux jours avant l’ouverture de la période de souscription.
Cette nouvelle émission offre donc déjà un calendrier précis, mais pas encore tous les éléments nécessaires pour juger son rendement. Les épargnants intéressés devront attendre l’annonce des coupons et comparer le rendement net, la durée de placement et les éventuels frais avant de prendre une décision.
Bons d’État septembre 2026 : deux durées proposées
Dans son communiqué officiel publié le 10 août 2026, l’Agence fédérale de la Dette annonce deux titres :
- un bon d’État à un an, courant du 4 septembre 2026 au 4 septembre 2027, avec le code ISIN BE3871314444 ;
- un bon d’État à dix ans, courant du 4 septembre 2026 au 4 septembre 2036, avec le code ISIN BE3871315458.
Le choix entre ces deux maturités répond à des besoins très différents. La durée d’un an limite l’immobilisation de l’épargne et permet de récupérer le capital plus rapidement. La durée de dix ans engage les fonds beaucoup plus longtemps et expose davantage l’investisseur aux variations des taux et de l’inflation s’il souhaite vendre avant l’échéance.
Le rendement brut exact de chaque formule sera connu le 24 août. Il serait donc prématuré d’affirmer aujourd’hui qu’un des deux titres est plus intéressant qu’un compte d’épargne, un compte à terme ou une autre obligation.
Quelles sont les dates de souscription ?
La période de souscription débutera le mercredi 26 août 2026. Les délais diffèrent selon le canal choisi :
- via les établissements financiers placeurs, la souscription sera ouverte jusqu’au jeudi 3 septembre 2026 inclus ;
- via le service des Grands-Livres, elle prendra fin le mercredi 2 septembre 2026 inclus, avec réception des fonds au plus tard le 3 septembre.
L’Agence précise dans sa documentation consacrée aux bons d’État que le coupon est identique, que la souscription soit réalisée auprès d’une banque participante ou directement auprès du service des Grands-Livres. Les coûts peuvent en revanche varier. La souscription via les Grands-Livres est annoncée sans frais, tandis que chaque établissement financier applique ses propres tarifs.
Pour accéder au service public, l’investisseur doit passer par le site officiel des bons d’État et s’identifier notamment avec itsme ou une carte d’identité électronique. L’Agence recommande de vérifier à l’avance les limites de paiement ou de virement auprès de sa banque, surtout pour un montant important.
Fiscalité et frais : calculer le rendement net
Le coupon annoncé sera un taux brut. Selon la fiche produit officielle, les intérêts sont soumis à un précompte mobilier de 30 %. À titre d’exemple purement illustratif, un intérêt brut de 100 euros laisserait 70 euros après ce prélèvement. Ce calcul ne préjuge pas du coupon qui sera fixé le 24 août.
Aucune taxe sur les opérations de Bourse n’est due pendant la période de souscription ni lors du remboursement final à l’échéance. Une transaction sur le marché secondaire effectuée en Belgique peut en revanche être soumise à une taxe de 0,12 %, dans les limites prévues par la réglementation. D’autres règles, notamment la taxe annuelle sur les comptes-titres, ne concernent que certaines situations patrimoniales.
Pour évaluer l’offre, il faudra donc comparer les rendements après impôts et après frais. Cette précaution est d’autant plus importante dans un contexte où l’inflation en Belgique est repartie à la hausse sous l’effet de l’énergie. Un rendement nominal positif ne garantit pas automatiquement un gain de pouvoir d’achat.
Le capital est-il garanti comme sur un compte d’épargne ?
Un bon d’État est une créance directe sur l’État belge. L’Agence fédérale de la Dette précise qu’il ne relève pas du système de garantie des dépôts applicable à certains avoirs bancaires. L’investisseur prête directement à l’État, qui doit verser les intérêts prévus et rembourser le capital à l’échéance.
Il est possible de vendre un bon d’État avant son terme grâce au marché secondaire, mais le prix de vente peut être inférieur ou supérieur au montant investi. Une hausse des taux d’intérêt après l’émission peut notamment rendre un ancien titre moins attractif et peser sur sa valeur de marché. Garder le titre jusqu’à l’échéance évite cette incertitude liée au prix de revente, sous réserve du risque de crédit de l’émetteur.
Quels points comparer le 24 août ?
Lorsque les coupons seront publiés, quatre éléments mériteront une attention particulière :
- le rendement net après le précompte mobilier de 30 % ;
- les frais éventuellement facturés par l’intermédiaire financier ;
- la durée pendant laquelle l’épargne peut rester immobilisée ;
- le rendement proposé par les comptes d’épargne, dépôts à terme et autres obligations de durée comparable.
La situation financière de l’émetteur fait également partie du contexte. Le dernier relevé officiel montrait que la dette fédérale belge approchait 575 milliards d’euros à la fin juillet 2026. Cela ne détermine pas à lui seul l’intérêt de l’émission, mais rappelle qu’un bon d’État est un instrument de financement public et non un simple produit d’épargne bancaire.
Le calendrier à retenir
Les coupons seront annoncés le 24 août, la souscription ouvrira le 26 août et l’émission aura lieu le 4 septembre 2026. Avant le 24 août, il est possible de préparer le canal de souscription et de vérifier ses limites bancaires. La comparaison financière sérieuse devra toutefois attendre la publication des taux, car ce sont eux qui permettront de calculer le rendement net réel des deux bons d’État.

