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mercredi 2 septembre 2026 · 07:29 · Bruxelles Le Média Du Peuple

Détroit d’Ormuz : le trafic maritime tombe à quatre navires après l’escalade États-Unis–Iran

Le détroit d’Ormuz n’a vu passer que quatre navires de matières premières mardi, contre dix la veille, selon les données préliminaires de Kpler.

Navires commerciaux arrêtés devant un barrage maritime symbolique dans le détroit d’Ormuz
Image d’illustration

Le trafic commercial s’est encore contracté dans le détroit d’Ormuz, donnant une mesure concrète des conséquences de la nouvelle confrontation militaire entre les États-Unis et l’Iran.

Quatre passages recensés mardi

Selon les données préliminaires du spécialiste du suivi maritime Kpler, consultées à 02h00 GMT, quatre navires transportant des matières premières ont emprunté le détroit mardi. La veille, dix passages avaient été enregistrés ; la moyenne des dix jours précédents était d’environ treize.

Le relevé comprend un très grand pétrolier transporteur de brut, un pétrolier de type Panamax, un vraquier Kamsarmax et un pétrolier intermédiaire. Trois de ces navires sortaient du Golfe, tandis qu’un seul y entrait.

Ces chiffres restent une photographie incomplète de l’activité : certains navires peuvent couper leur transpondeur AIS pendant le trajet, ce qui les exclut temporairement des systèmes de suivi.

Une route stratégique sous pression

La baisse intervient après les frappes américaines menées mardi contre des cibles iraniennes, suivies de ripostes de Téhéran. Dans un communiqué relayé par Reuters, les Gardiens de la révolution ont indiqué que cette nouvelle phase militaire entraînerait des restrictions renforcées dans le détroit.

Le passage ne paraît donc pas totalement fermé, mais les données montrent que la circulation commerciale se fait à un niveau très inférieur à la norme récente. Avant le conflit, cette voie maritime voyait transiter environ un cinquième du commerce mondial de pétrole. Elle relie les grands producteurs du Golfe aux marchés asiatiques et internationaux.

Bab el-Mandeb également ralenti

La tension affecte aussi le détroit de Bab el-Mandeb, entre la mer Rouge et le golfe d’Aden. Dix-huit navires de matières premières y ont été comptabilisés mardi, contre une moyenne récente d’environ vingt-quatre passages quotidiens.

Ce recul simultané sur deux goulets d’étranglement majeurs accroît le risque de perturbation des livraisons d’énergie et de matières premières. Il ne permet toutefois pas, à ce stade, de conclure à un arrêt complet du trafic : les prochaines données de suivi seront déterminantes pour savoir si le ralentissement s’installe ou s’aggrave.

Sources

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