L’alerte chaleur en Belgique est maintenue du lundi 10 au samedi 15 août 2026. Après une baisse temporaire des températures lundi et mardi, l’Institut royal météorologique prévoit une nouvelle hausse à partir de mercredi, avec des maxima qui devraient atteindre ou dépasser 30 °C dans de nombreuses régions. La phase d’avertissement du SPF Santé publique reste active pendant toute la période.
Alerte chaleur en Belgique jusqu’au 15 août
Dans son bulletin actualisé le 10 août, l’IRM indique que les températures resteront proches ou supérieures à 25 °C en début de semaine. La chaleur doit ensuite repartir à la hausse dès mercredi 12 août.
Pour ce lundi, les prévisions nationales annoncent environ 22 °C à la mer, de 25 à 28 °C dans le centre du pays et jusqu’à 30 °C en Lorraine belge. Cette accalmie relative ne marque donc pas la fin de l’épisode chaud. Elle précède une nouvelle poussée des températures qui justifie le maintien du dispositif sanitaire.
Cette actualisation constitue un nouvel épisode daté, différent de l’alerte jaune publiée en juillet. Les dates, les prévisions et la durée du dispositif ont changé. Les personnes sensibles sont invitées à rester attentives aux prochains bulletins, car les maxima précis peuvent encore évoluer selon les régions.
Que signifie la phase d’avertissement ?
Le Plan Forte Chaleur et Pics d’Ozone comprend trois niveaux. La phase de vigilance s’applique chaque année du 15 mai au 30 septembre. La phase d’avertissement est déclenchée lorsque les critères de température prévus sont dépassés. Les entités fédérées mettent alors en œuvre leurs actions de prévention, notamment auprès des publics les plus vulnérables.
Il ne faut pas confondre cette phase avec une phase d’alerte. Cette dernière peut être décidée par le Risk Management Group lorsque des valeurs critiques de température et d’ozone sont mesurées et que des mesures supplémentaires deviennent nécessaires. Le maintien de l’avertissement chaleur ne signifie donc pas, à lui seul, qu’un dépassement critique d’ozone a déjà été constaté.
Les personnes les plus exposées à la chaleur
Les personnes âgées, les bébés et jeunes enfants, les malades chroniques, les personnes isolées et celles qui travaillent ou pratiquent une activité physique à l’extérieur présentent un risque plus élevé. Certains médicaments peuvent aussi modifier la réaction du corps à la chaleur. En cas de doute, il est préférable de demander conseil à un médecin ou à un pharmacien, sans interrompre un traitement de sa propre initiative.
Les signes qui doivent attirer l’attention comprennent notamment les crampes, des maux de tête importants, une forte fièvre, une faiblesse inhabituelle, de la confusion ou un évanouissement. Le Centre de crise national recommande de contacter son médecin généraliste en cas de symptômes préoccupants et de réserver le 112 aux urgences vitales.
Les gestes utiles pendant les journées chaudes
- Boire régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif.
- Éviter les efforts physiques intenses aux heures les plus chaudes.
- Fermer les rideaux ou volets du côté exposé au soleil et aérer lorsque l’air extérieur est plus frais.
- Porter des vêtements légers et clairs, ainsi qu’un chapeau à l’extérieur.
- Utiliser une protection solaire d’au moins SPF 30.
- Prendre des nouvelles des personnes âgées, malades ou isolées de son entourage.
Une bouteille d’eau est également recommandée lors des déplacements en voiture, en train ou en bus. Il ne faut jamais laisser un enfant, une personne vulnérable ou un animal dans un véhicule stationné, même pour quelques minutes. La température de l’habitacle peut augmenter très rapidement, comme l’explique notre article sur les dangers d’une voiture exposée à la chaleur.
Une prévision à suivre jour après jour
L’avertissement actuel court jusqu’au samedi 15 août à minuit. Le point principal à retenir est le retour d’une chaleur plus marquée dès mercredi, après deux journées temporairement moins chaudes. Les prévisions locales peuvent différer entre le littoral, le centre du pays et le sud-est.
Il est donc conseillé de consulter quotidiennement les bulletins de l’IRM et de ne pas se fier uniquement à une température nationale. La durée réelle de l’épisode, les valeurs nocturnes et les éventuels risques d’ozone détermineront si les autorités adaptent le niveau du plan au cours de la semaine.

