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mardi 29 septembre 2026 · 05:45 · Bruxelles Le Média Du Peuple

Les 10 % des ménages belges les plus riches détiennent plus de la moitié du patrimoine national

Le patrimoine net des ménages belges atteignait 3 145 milliards d’euros au premier trimestre de 2026. Les 10 % les plus aisés en détenaient 54,4 %.

Illustration du patrimoine des ménages belges avec maisons, billets de 500 euros, or et courbe boursière haussière
Image d’illustration

Les ménages belges disposaient d’un patrimoine net total de 3 145 milliards d’euros au premier trimestre de 2026. Plus de la moitié de cette somme — 54,4 % — était concentrée entre les mains des 10 % de ménages les plus aisés, selon les statistiques de la Banque nationale de Belgique (BNB).

Cette part représente environ 1 711 milliards d’euros. Les neuf autres dixièmes des ménages se partageaient donc près de 1 434 milliards d’euros. Le chiffre illustre le poids considérable du patrimoine dans les inégalités économiques, au-delà des seuls écarts de revenus.

Ce que recouvre le patrimoine net

Le patrimoine net correspond à ce qu’un ménage possède, après déduction de ses dettes. Il inclut notamment les actifs immobiliers, l’épargne, les placements financiers et certains actifs professionnels, moins les emprunts et autres engagements.

Il ne faut pas le confondre avec le seul patrimoine financier net. Dans ses comptes financiers trimestriels, la BNB estimait ce dernier à 1 334,3 milliards d’euros à la fin de mars 2026. Il correspond aux actifs financiers — dépôts, fonds, actions, assurances ou obligations — après déduction des dettes financières. Le patrimoine total est plus élevé car il comprend aussi les actifs non financiers, au premier rang desquels l’immobilier.

Un premier trimestre marqué par la volatilité des marchés

Au cours des trois premiers mois de 2026, les actifs financiers des ménages ont progressé de 2,1 milliards d’euros pour atteindre 1 708,5 milliards. Mais les dettes ont augmenté davantage, de 3,9 milliards, à 374,2 milliards d’euros.

Les ménages ont continué à investir, notamment dans les fonds d’investissement. Les effets de valorisation ont toutefois pesé sur les portefeuilles : la BNB attribue une partie du recul du patrimoine financier net à des baisses de prix sur les marchés, particulièrement visibles en mars.

Les crédits hypothécaires restaient de loin la principale dette financière des ménages, avec un encours de 323,4 milliards d’euros à la fin du trimestre.

Une photographie de la répartition, pas le patrimoine de chaque famille

Ces données décrivent l’ensemble des ménages belges et la façon dont leur patrimoine se répartit. Elles ne signifient pas que chaque ménage dispose d’actifs liquides ou immédiatement disponibles : une part importante de la richesse est immobilisée dans la pierre, les entreprises, l’assurance-épargne ou les placements de long terme.

Le constat reste néanmoins net : les 10 % les plus aisés possèdent à eux seuls davantage que l’ensemble des 90 % restants. La concentration du patrimoine est ainsi bien plus marquée que ne le laisserait apparaître une simple comparaison des revenus mensuels.

Pourquoi cet indicateur compte

La BNB souligne que le patrimoine constitue un indicateur important de sécurité financière, de capacité à faire face aux imprévus et de préparation de projets de long terme, comme l’achat d’un logement, la pension ou la transmission aux proches. Sa répartition éclaire donc aussi les écarts de résilience financière entre les ménages.

Sources

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