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mardi 27 octobre 2026 · 17:51 · Bruxelles Le Média Du Peuple

Belgique : louer des terres agricoles coûte près de 20 % de plus qu’il y a dix ans

En 2025, les fermages moyens atteignaient 357 €/ha pour les terres labourées et 307 €/ha pour les prairies, selon Statbel.

Terres agricoles labourées et prairie avec des billets de 50 et 20 euros au premier plan, illustration générée par IA.
Image d’illustration générée par IA

Louer des terres agricoles coûte davantage aux exploitants belges qu’il y a dix ans. Les données de Statbel publiées ce mardi 27 octobre 2026 font état d’une progression de 19,4 % pour les terres labourées et de 18,1 % pour les prairies.

Pour l’année 2025, le fermage moyen atteint 357 euros par hectare et par an pour les terres labourées. Celui des prairies s’établit à 307 euros. Ces deux montants décrivent le coût annuel de la location des parcelles, et non leur valeur à l’achat.

Ce que ces montants représentent pour une exploitation

À titre d’exemple, appliquer la moyenne nationale de 357 euros à 50 hectares de terres labourées donne un loyer annuel de 17 850 euros. Pour 50 hectares de prairies, le même calcul aboutit à 15 350 euros.

Ces estimations sont de simples illustrations arithmétiques réalisées à partir des chiffres de Statbel. Elles ne décrivent ni la facture d’une exploitation précise ni un tarif qui s’appliquerait à toutes les parcelles.

Une progression sur dix ans

La hausse de près de 20 % ne s’est pas produite en une seule année : elle correspond à l’évolution des fermages sur une décennie. Les terres labourées affichent une progression légèrement supérieure à celle des prairies.

Pour les agriculteurs locataires, cette évolution signifie qu’à superficie et conditions comparables, la location mobilise davantage d’euros. Le fermage reste toutefois un poste distinct des autres dépenses nécessaires à l’activité, comme les semences, les équipements ou l’énergie.

Des loyers, pas des prix de vente

Le fermage désigne la somme versée chaque année au propriétaire en contrepartie de l’usage agricole de ses terres. Un montant exprimé en euros par hectare et par an ne peut donc pas être comparé directement à un prix d’achat exprimé par hectare.

Enfin, les moyennes nationales ne permettent pas, à elles seules, de déterminer le loyer d’une parcelle donnée ni d’évaluer l’évolution du revenu de chaque agriculteur. La publication concerne l’année 2025 et ne constitue pas une annonce de hausse générale des loyers à partir de ce mardi.

Sources

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