Une prime annuelle pouvant atteindre 600 euros pour les travailleurs bruxellois aux revenus modestes : c’est la proposition déposée par Bernard Clerfayt (Défi), rapportée par BRUZZ ce 1er novembre. Elle n’est pas adoptée.
Un montant dégressif selon le salaire
Le député et ancien ministre bruxellois de l’Emploi propose le montant maximal pour les salariés au salaire minimum. L’aide diminuerait ensuite avec la rémunération. Le plafond envisagé la première année serait de 3 700 euros brut par mois.
Selon ses estimations, 180 000 à 220 000 Bruxellois pourraient en bénéficier. Ces chiffres restent ceux du promoteur du texte.
Entre 50 et 70 millions d’euros par an
Clerfayt évalue la dépense régionale à 50 à 70 millions d’euros annuels. Inspiré du modèle flamand, le dispositif vise à renforcer l’intérêt financier d’un emploi pour les bas salaires.
Le gouvernement étudie aussi d’autres pistes
Le ministre régional de l’Emploi, Laurent Hublet (Les Engagés), indique que le sujet est examiné. Il envisage également des avantages fiscaux ciblés et une aide à l’embauche favorisant les candidats bruxellois.
Aucun versement annoncé à ce stade
Un examen parlementaire pourrait intervenir au plus tôt début 2027. Une discussion ne vaut toutefois pas adoption : aucun droit à cette prime ne découle aujourd’hui de cette proposition.
Ce que cela représenterait
Le maximum proposé équivaudrait à 50 euros par mois si l’on répartissait les 600 euros sur douze mois. Ce calcul sert à situer l’ordre de grandeur ; il ne signifie pas qu’un paiement mensuel serait prévu.
Pour les lecteurs, la distinction est essentielle : le dépôt d’un texte ouvre un débat politique. Il faut ensuite suivre son examen, ses éventuelles modifications et son adoption avant de pouvoir présenter ses modalités comme des règles applicables.
Sources
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