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vendredi 9 octobre 2026 · 21:29 · Bruxelles Le Média Du Peuple

Groenland : Théo Francken évoque un “plan B” en cas d’intervention américaine

Théo Francken assure que la Belgique dispose d’un “plan B” en cas d’intervention militaire américaine au Groenland. Le ministre de la Défense privilégie toutefois une solution au sein de l’OTAN pour garantir la sécurité de la région arctique.

Montage de Theo Francken devant un paysage enneigé du Groenland

Le ministre belge de la Défense affirme qu’un scénario alternatif est prêt si les États-Unis intervenaient militairement au Groenland, tout en privilégiant une solution au sein de l’OTAN.

Le ministre belge de la Défense, Théo Francken (N-VA), se veut rassurant : il ne croit pas à une intervention militaire des États-Unis au Groenland. Toutefois, il assure que la Belgique et ses partenaires européens seraient prêts à réagir si un tel scénario devait malgré tout se produire. Le ministre s’est exprimé à ce sujet vendredi dans l’émission De Afspraak op vrijdag.

Cette prise de parole intervient alors que la Belgique a confirmé sa participation à une mission internationale de reconnaissance au Groenland. L’objectif de cette mission est d’évaluer les moyens dont dispose l’Europe pour renforcer la sécurité dans la région arctique, devenue un enjeu stratégique majeur face aux ambitions de la Chine et de la Russie, sources d’inquiétude croissante pour Washington.

🌍 Un message adressé aux États-Unis

Selon Théo Francken, cette initiative vise aussi à envoyer un signal clair aux États-Unis. « Nous voulons montrer aux Américains que nous prenons leurs préoccupations sécuritaires très au sérieux et que nous sommes capables de gérer la situation nous-mêmes si nécessaire », explique-t-il.

Le ministre souligne cependant que la solution privilégiée reste une implication commune au sein de l’OTAN. « Idéalement, cela deviendrait une opération de l’OTAN, avec la participation américaine. Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, travaille activement sur ce dossier. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu, mais rien n’est encore définitivement acté », précise-t-il.

🚨 Une « ligne rouge » pour l’OTAN

Théo Francken se montre en revanche beaucoup plus ferme sur un point : une occupation militaire du Groenland par les États-Unis constituerait une rupture majeure. Il qualifie un tel acte de « ligne rouge », estimant qu’il signifierait de facto la fin de l’OTAN en tant qu’alliance militaire fondée sur la confiance mutuelle.

Dans ce cas extrême, un « plan B » serait immédiatement activé. Le ministre reste volontairement discret sur son contenu : « Il existe toujours des solutions de secours. Il ne faut pas trop en dire, mais un plan alternatif est prêt. »

🤝 Continuer à coopérer malgré tout

Dans le contexte actuel, marqué par la guerre en Ukraine et les menaces russes, Théo Francken insiste sur la nécessité de maintenir une coopération étroite entre alliés européens. Même en cas de tensions avec Washington, l’Europe devrait continuer à agir collectivement pour assurer sa sécurité.

Il écarte toutefois toute idée de confrontation militaire avec les États-Unis. « Nous n’allons pas déclencher une guerre pour le Groenland. La supériorité militaire américaine dans la région est écrasante, notamment en matière de logistique et de capacités opérationnelles. Nous ne pourrions pas les affronter », reconnaît-il.

🧭 Miser sur l’apaisement

Pour conclure, le ministre se veut modérément optimiste. « Je suis préoccupé par la situation au Groenland, mais je pense qu’elle finira par se calmer sans provoquer de crise majeure », affirme-t-il. Il espère que la mission de reconnaissance internationale permettra de trouver rapidement une solution, afin que l’attention puisse se recentrer sur d’autres dossiers prioritaires comme l’Ukraine, le Moyen-Orient ou l’Iran.

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