La vague de chaleur pèse lourdement sur le marché de l’électricité. Mardi soir, le prix de gros a atteint un pic de 658,09 euros le mégawattheure, un niveau qui n’avait plus été observé depuis décembre 2022.
Cette forte hausse s’explique principalement par l’utilisation massive des climatiseurs. En pleine journée, une partie importante de la demande est couverte par la production solaire. Mais lorsque le soleil se couche, les panneaux photovoltaïques ne produisent plus, alors que les besoins en électricité restent élevés.
Le manque de vent aggrave également la situation. Avec une production éolienne limitée et une demande toujours forte en soirée, le réseau doit davantage compter sur les centrales au gaz. Ces centrales, moins sollicitées pendant la journée grâce au solaire, deviennent indispensables au moment où la consommation reste élevée mais où la production renouvelable diminue.
Résultat : les prix de l’électricité grimpent fortement en soirée. Le phénomène ne concerne pas uniquement la Belgique. Plusieurs pays voisins font également face à des prix élevés, même si la situation est moins marquée en France grâce à son important parc nucléaire.
La France exporte d’ailleurs de l’électricité vers la Belgique, mais ces échanges ont leurs limites. Les interconnexions entre les deux pays sont déjà fortement utilisées, ce qui empêche d’importer davantage d’électricité française pour faire baisser les prix.
Cette situation montre une nouvelle fois la fragilité du marché électrique lors des pics de consommation. En période de canicule, la climatisation devient un facteur important de pression sur les prix, surtout en soirée, lorsque la production solaire disparaît et que les alternatives restent limitées.
