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vendredi 9 octobre 2026 · 21:28 · Bruxelles Le Média Du Peuple

Libre-échange UE-Mercosur : la Commission européenne maintient l’espoir d’un accord rapide

L’accord de libre-échange UE-Mercosur progresse selon la Commission européenne, mais reste bloqué par des oppositions politiques et des inquiétudes agricoles, notamment en France.

Logo du Mercosur devant un drapeau de l’Union européenne
Image d’illustration

Malgré des progrès reconnus par la Commission européenne, l’accord UE-Mercosur reste freiné par les divisions des États membres et les craintes du secteur agricole.

La Commission européenne affirme que les discussions autour de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur continuent d’avancer, laissant entrevoir une possible signature dans un avenir proche. Lundi, sa porte-parole en chef, Paula Pinho, a confirmé que des « progrès » avaient été réalisés, tout en restant prudente sur le calendrier.

Bruxelles n’a toutefois pas confirmé l’hypothèse d’une signature le 12 janvier au Paraguay par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Lors du sommet européen de décembre, cette dernière avait dû reconnaître qu’une majorité suffisante d’États membres ne soutenait pas encore la conclusion de cet accord controversé, en raison notamment des réserves exprimées par l’Italie et de l’opposition ferme de la France.

Si l’Allemagne et l’Espagne soutiennent activement la signature, plusieurs pays restent réticents, comme la Pologne et l’Irlande. La Belgique adopte pour sa part une position d’abstention, les divergences politiques internes empêchant l’émergence d’un consensus clair. « Je n’ai pas de date précise à annoncer, mais nous avançons dans la bonne direction pour envisager une signature prochainement », a déclaré Paula Pinho.

Le principal point de blocage demeure le secteur agricole. De nombreux syndicats européens redoutent une concurrence jugée déloyale sur des produits sensibles tels que le bœuf, la volaille, le sucre, le riz, le miel ou encore le soja en provenance d’Amérique du Sud. La France exige des garanties renforcées, incluant des clauses de sauvegarde activables en cas de perturbation du marché, des « clauses miroir » imposant des normes équivalentes à celles de l’UE, ainsi qu’un contrôle strict et fiable aux frontières européennes.

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