Le nouveau dispositif de sécurité mis en place par les banques européennes pour mieux sécuriser les virements est déjà visé par les fraudeurs. Censé vérifier la correspondance entre le nom du bénéficiaire et le numéro IBAN, ce mécanisme ne suffit plus à bloquer certaines arnaques.
D’après Ombudsfin, le médiateur belge des services financiers, les escrocs ont rapidement adapté leurs méthodes. Plutôt que de passer par des virements bancaires classiques, ils utilisent désormais des liens de paiement ou des paiements par carte, qui ne sont pas couverts par ce contrôle.
Le système de vérification IBAN-nom est entré en vigueur le 9 octobre 2025. Son objectif était de réduire les fraudes en avertissant l’utilisateur lorsqu’il y a une incohérence entre le nom du destinataire et le numéro de compte. Mais cette protection ne fonctionne pas pour les transactions effectuées via certains liens de paiement ou par carte bancaire.
Ombudsfin cite notamment le cas d’un Belge qui a perdu 500 euros. La victime avait été contactée sur les réseaux sociaux par un faux profil se faisant passer pour un ami. Pensant rendre service à une connaissance en difficulté, elle a effectué deux paiements de 250 euros via un lien Bancontact. En réalité, le compte de son ami avait été piraté et la demande provenait d’un escroc.
Le problème, souligne le médiateur, est que ce type d’opération est juridiquement considéré comme autorisé, puisque la victime valide elle-même le paiement, même si elle a été manipulée. Dans ce genre de situation, récupérer l’argent devient extrêmement difficile, voire impossible.
Face à cette évolution des arnaques, Ombudsfin appelle les consommateurs à faire preuve d’une grande prudence, en particulier lorsqu’ils reçoivent des demandes d’argent urgentes par message ou via les réseaux sociaux, même si elles semblent venir d’une personne connue.
