L’accompagnateur de train concerné par une plainte liée à l’utilisation de la formule bilingue « Goeiedag, bonjour » a décidé de réagir publiquement. Sur ses réseaux sociaux, Ilyass Alba dénonce une situation qu’il juge désormais « strictement inacceptable ».
Pour une grande partie des voyageurs, entendre un accompagnateur saluer les passagers en néerlandais et en français peut sembler parfaitement normal. En Belgique, l’utilisation des langues dans les services publics est toutefois encadrée par des règles précises, qui varient notamment selon la région linguistique dans laquelle se trouve le train.
« Cela est tellement belge »
Dans son message, Ilyass Alba explique qu’il utilise depuis plusieurs années cette double salutation avec enthousiasme, quelle que soit la ville traversée.
« Depuis des années, c’est avec entrain et jovialité que je dis “Goeiedag, bonjour” à Charleroi, Namur, Oostende ou Mechelen. Je trouve que c’est normal. Dans un si petit pays, cela est tellement belge », affirme-t-il.
À la suite de cette affaire, les consignes concernant la langue utilisée par les accompagnateurs auraient été clarifiées. En Flandre, ils devraient commencer par s’adresser aux voyageurs en néerlandais, avant de passer au français lorsque la personne leur répond ou les interpelle en français. En Wallonie, le principe inverse s’appliquerait.
L’accompagnateur dit regretter cette situation, mais assure qu’il respectera les règles.
« Je me plierai à cette règle. C’est dommage, mais je me plierai à cette règle », déclare-t-il.
Il envisage de déposer plainte
Ilyass Alba affirme cependant que le problème dépasse désormais la simple question linguistique. Selon lui, le même voyageur qui avait introduit une plainte contre lui à la fin de l’année 2024 l’accuserait également de lui avoir uniquement souhaité « bon voyage » lors d’une nouvelle rencontre en février 2026.
L’accompagnateur conteste ces accusations et estime être victime d’un véritable acharnement.
« Ce que je trouve inacceptable, c’est de venir faire de la diffamation à mon égard. Cela est beaucoup plus que de l’acharnement. C’est du harcèlement », écrit-il.
Il annonce son intention de se rendre à la police afin de déposer une plainte pour des faits qui, selon ses propos, portent gravement atteinte à sa tranquillité personnelle.
L’accompagnateur conclut son message en affirmant qu’il ne souhaite plus consacrer son temps à cette polémique : « J’ai autre chose à faire que de répondre à des gens qui veulent perdre leur temps. »
